mercredi 23 décembre 2015
Audio: Le professeur Raichvarg se prononce sur la relation Scientifiques/Journalistes
jeudi 10 décembre 2015
jeudi 26 novembre 2015
mardi 30 juin 2015
samedi 30 mai 2015
jeudi 30 avril 2015
Parcours sportif de la corniche
En ce samedi à 18 heures, passées, le parcours sportif
de la corniche ouest est l’un des endroits
les plus courus de Dakar. Situé derrière l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, à quelques pas de la Place du Souvenir, ce haut lieu du sport ne
désemplit pas. Malgré un froid glacial, ils sont des centaines à prendre
d’assaut cet endroit pour s’adonner à la pratique du sport. La brise est
parfaite pour faire du sport. C’est le cadre idéal, lance Papiss qui vient
régulièrement courir sur la corniche. L’endroit grouille de monde. Chacun
occupé à faire ses exercices.
Quelques mètres plus loin, se trouvent les nouvelles
installations offertes par la Ville de Dakar, en collaboration avec une
entreprise de boissons. Vélos, barres fixes et autres altères s’y côtoient. Ici,
hommes et femmes se relaient sur les différentes installations. Des hommes en
quête de muscles comme Moussa Sène. Muscles saillants, visage balafré, il ressemble
vaguement aux lutteurs du dimanche.
Un peu plus loin, dans un cadre bien clôturé, des
jeunes jouent au foot. A côté, un espace a été aménagé pour les enfants.
Toboggans, trampolines et autres jeux sont à la disposition des enfants. Les
parents s’en donnent à cœur joie car ils peuvent profiter d’un peu de temps
libre.
L’endroit devient de moins en moins animé. Seuls les
habitués sont encore sur les lieux. Le froid a, semble-t-il, eu raison d’eux.
C’est dans ce calme apparent que nous rencontrons M. Mbengue. Son habillement
est la première chose qui attire. Il porte un blouson gris floqué du logo de
l’Association des membres du parcours sportif de la corniche. Il nous demande
deux minutes pour sacrifier à la prière du crépuscule à l’espace emménagé à cet
effet. Après quelques minutes d’attente, ce haut cadre de société nous revient. Le
rire facile et gesticulant à souhait, M. Mbengue nous dit qu’il fréquente le
parcours depuis 1986. « J’étais encore étudiant à la faculté de
Lettres et Sciences Humaines quand je venais ici tous les après-midi pour faire
du sport ». Se décrivant comme un sportif, notre interlocuteur nous dit
que maintenant, par manque de temps, il ne vient que pendant le week-end. « Je
ne suis pas prêt d’abandonner cet air pur venant de la mer, cette brise marine.
En plus, les nouvelles installations sont attrayantes et efficaces. On ne
connaissait pas ça nous ». Il termine enfin en déplorant le manque de
surveillant et de moniteur attitré sur place : « Il est vrai que
le matériel et beau et haut de gamme mais il n y a personne pour y veiller.
Certains matériels sont déjà en train de se dégrader ».
Cette dernière interpellation trouve toute sa place
car un endroit aussi prisé avec de très belles installations mérite un peu plus
d’attention. La ville de Dakar gagnerait à mettre des agents sur place pour
veiller à l’utilisation normale du matériel mais aussi, à la quiétude des lieux
car, on y retrouve quelques vagabonds et bandits prompts à commettre des
larcins.
Moustapha Gaye, l’étudiant-clochard
Loger au campus est une
entreprise très difficile pour les étudiants de l’Université Cheikh Anta Diop
de Dakar. Avec plus de 85000 étudiants, l’université arrive mal à résorber le
déficit des chambres par rapport aux étudiants. Si d’aucuns sont prêts à faire
des pieds et des mains pour avoir un toit où dormir, d’autres préfèrent se
résigner à dormir dans les couloirs des pavillons. Moustapha Gaye fait partie
de ce lot.
Il faut être à
l’Université au petit matin pour assister à un spectacle captivant. Debout, le
regard hagard du fait d’un sommeil inachevé, le matelas entre les mains,
Moustapha toque timidement sur la porte qui lui fait face. Il a dormi dans ce
couloir du pavillon B. Les rayons de soleil apparaissant à l’aube ont, à force
de le caresser, marqué son visage fatigué. Moustapha Gaye semble avoir vécu le
double de son âge. Cet étudiant en licence 2 Anglais à la Faculté des lettres
et sciences humaines de l’Ucad n’a pas
bénéficié de chambre lors des codifications ayant lieu chaque année. « Je ne sais pas trop comment se passe
l’attribution des chambres » dit-il. Tapha est de ces personnes qui ne
sont pas nées avec une cuillère en or dans la bouche. Ayant perdu son père il
y’a deux ans, il a été très vite mis devant ses responsabilités d’ainé d’une
famille pauvre, qui arrive difficilement à joindre les deux bouts. Ajoutez à
cela des années difficiles à l’Université, ponctuées par deux redoublements en
première et en deuxième année et vous obtenez un cocktail explosif. Pyjama mal
boutonné et tignasse non coiffée, Tapha s’assoit sur un des lits de la chambre
27. « C’est ici que je passe la
journée et c’est ici aussi que je garde mes bagages ». La chambre est
trop exigüe et neuf personnes y passent la nuit. Moustapha préfère ne pas les
gêner. En plus il n’a pas à partager un matelas avec un autre camarade. En
effet, ceux qui dorment dans les chambres dorment à deux sur le même matelas.
« Il avait pourtant sa place
ici », lance Ameth, un des résidents de cette chambre et ami de Tapha.
La vie au campus n’est pas chose aisée.
Les étudiants sont de loin plus nombreux que les chambres à pourvoir. Chaque
année, c’est la croix et bannière pour faire partie de ceux qui doivent
codifier. En générale, les chambres sont données aux meilleurs étudiants, qui
se chargent d’héberger leurs camarades. Les plus chanceux n’auront même pas à
courir derrière les logements du campus. En effet, certains, des contrées
lointaines, réunis en association, bénéficient d’aide de la part de leurs élus
locaux. Des chambres et appartements leur sont loués aux alentours de
l’université, à charge pour la mairie de s’acquitter du loyer. Moustapha, lui,
fait partie de ces malchanceux qui n’ont pas pu bénéficier de chambre. « J’ai toujours eu des problèmes de logement
ici. L’année dernière, je logeais dans une chambre avec dix autres camarades.
Cette situation était invivable. Cela
m’a causé la perte de deux années », se défend-il. « Je n’arrivais pas à me concentrer et le
rythme en classe était intenable. J’ai repris la première et la deuxième ».
Mais le natif de Yeumbeul
affiche sa témérité. Il a une revanche à prendre sur le destin. Il est le seul,
d’une famille de cinq enfants à être arrivé à ce stade. En plus, s’il éprouve
des difficultés à trouver où dormir, sa famille à Yeumbeul, elle vit chaque
année sous le spectre des inondations. Beaucoup de personnes comptent sur lui.
Tout ce stress et ce poids qui lui pèse sur la tête à son âge, Tapha les cache
derrière une joie de vivre sans commune mesure. Pour lui, ce n’est pas la fin
du monde. C’est juste un passage. Autour de ses amis, il passe son temps à
raconter des blagues. Avec lui, c’est le rire à plein temps. Son autre
passe-temps favori est la lecture. D’ailleurs, dès le réveil, il attaque ses
ouvrages, en guise de petit-déjeuner. La lecture est la seule chose qui peut
capter toute son attention. A certains moments, son esprit semble être
ailleurs. Pour ses amis, c’est un grand rêveur, et il est distrait.
Après une bonne douche, Moustapha s’affale sur
l’un des lits de la chambre. L’on croirait voir un autre homme. Cette personne
n’a rien à voir avec celui, farfelu, qui dort dans les couloirs. Chemise et
pantalon super 100 bien repassés, chaussures bien cirées, lunettes de soleil
sur la tête, le jeune homme, dans sa très belle mise semble revivre. « Il faut s’habiller comme un étudiant »,
lance-t-il, en éclatant de rire. Un rire qui cache mal des années de souffrance
que Moustapha espère balayer par l’obtention, dans deux ans de son diplôme.
Sidy Talla musicien, directeur de Dëbëdaxé Music, La consécration au bout de l’effort
« Petit à petit,
l’oiseau fait son nid ». Cette maxime, Sidy Talla alias Diss l’a faite
sienne. Cet ingénieur de son, directeur du label Dëbëdaxé Productions s’est
fait tout seul. Tout au long de sa vie, armé de courage et d’une envie de
réussir dans sa passion, il a fini par atteindre son objectif : aider les
jeunes artistes à sortir de l’ombre. Mais que le chemin fut tortueux et parsemé
d’embûches.
Pour connaitre l’entêtement qui anime
l’artiste Diss (Sidy en verlan), il faut remonter à sa tendre jeunesse. Sidy
Talla est un personnage qui s’est construit tout seul. Né d’une famille partagée
entre journalistes et artistes (il est le jeune frère de Thierno Talla, Fou
malade,etc), il devra très tôt prendre sa vie en main. Ayant perdu l’affection
d’un père à l’âge de trois ans, il grandit sous la coupe d’une mère aimante
qu’il appelle affectueusement Néné et d’un grand frère protecteur.
Bercé très tôt par les
notes de rap de ses frères, Sidy se passionne rapidement pour la musique.
Pourtant, il se retrouve face au veto d’un ainé ayant pris la place du père et
qui voyait en lui un futur cadre de société. En bon hal pulaar respectueux du droit d’ainesse, il se plie à la décision
de son tuteur, non sans continuer, en cachette, à vivre sa passion pour la
musique. Une persévérance qui finit par payer car Diss vit aujourd’hui de sa
profession de technicien en Telecom mais aussi de sa passion pour la musique.
De ses rencontres, il faudra retenir Bamba Dramé et Lahad Guèye, camarades de
classe au lycée Maurice Delafosse, avec qui il crée, en 2007, un groupe de rap
dénommé Dëbëdaxé Crew, signifiant
littéralement bricolage. Un nom qui sied parfaitement au personnage, tant
l’homme a toujours aimé tout ce qui est bricolage. Un bac technique en poche,
il suit des études supérieures en télécommunication, s’exerçant parallèlement à
l’ingénierie du son. Mais l’enfant avait déjà, très tôt commencé à flirter avec
le montage photo et audio en compagnie de professionnels du quotidien
appartenant à son frère.
Le jeune garçon en veut
toujours plus. La mise toujours correcte, aux antipodes de ces rappeurs qui
calquent l’habillement des stars du show business américain, Sidy veut se faire
un nom dans le milieu du Hip Hop. Une mission pas vraiment aisée car l’artiste
est dans l’ombre de son frère Malal Talla (Fou malade), star du rap au Sénégal.
Armé de courage et de patience, Diss finit par laisser la chanson pour se
consacrer à la production musicale, créant son label 2bëdaxé Music. La patience et le courage sont, en effet, les
vertus sur lesquelles il se fonde pour arriver à ses fins. «Mon plus grand défaut est que je suis têtu.
Quand je m’engage dans quelque chose, je ne lâche pas quels que soient les
risques », a-t-il l’habitude de dire. Un défaut que beaucoup considèrent
comme sa principale qualité. « Il
croit en lui et fait tout pour atteindre ses objectifs », dira un de
ses fidèles amis. D’un abord facile, Sidy est un très grand rieur. Plaisantin à
souhait, distrait par moment, il peut même agacer, tant il refuse d’être
sérieux quand on l’attend de lui. Cheveux grisonnants comme pour témoigner de
la souffrance endurée pour arriver à ce stade, le ventre bedonnant qu’il porte,
trahit des soins particuliers apportés par son épouse. Cette dernière constitue
une source d’équilibre retrouvé pour l’artiste. Sidy est attaché à sa femme
Sarah comme à la prunelle de ses yeux. Même si l’attachement chez lui est une
seconde nature. Il n’hésite pas à s’ouvrir aux autres, à leur faire confiance,
une attitude qui lui joue souvent des tours.
Entre carrière
professionnelle, passion musicale et ménage, Diss a su organiser sa vie pour ne
laisser aucun pan de sa vie en retrait. A 30 ans, âge de la maturité,
le jeune homme, du haut de son mètre quatre-vingt cinq, essaie tant bien que
mal de rester fidèle à son leitmotiv : « Raam soga dokh » ou
« petit à petit, l’oiseau fait son nid ». Ce crédo fait référence à
ses débuts où, dans une chambre mal éclairée avec, pour seul matériel, un ordinateur, il a construit patiemment son
projet, pour aboutir, aujourd’hui à un studio d’enregistrement haut de gamme
situé à Ouest-Foire. Il y encadre de jeunes rappeurs et autres musiciens pas encore connu, leur donnant une chance qu’il n’a pas eu à ses débuts. Le
label 2bëdaxé a ainsi contribué à la production
d’une mixtape intitulé W.A.R, en
collaboration avec Wakh’Art en 2014.
Et en ce début d’année 2016, Diss sort Diss-Connexion, une Beat Tape (un album entier d'instrus), qu'il compte lancer ce Vendredi 18 Mars au Little Buddha. Un petit pas vers la
longue marche du succès qui attend cet artiste persévérant et talentueux.
dimanche 15 mars 2015
jeudi 12 février 2015
Renaud Lambert présente "Les nouveaux Chiens de Garde"
Le journaliste du quotidien français Le Monde est passé au Cesti lors d'un carrefour d'actualité. Il nous présentera son documentaire intitulé "Les nouveaux chiens de garde"
jeudi 22 janvier 2015
mercredi 14 janvier 2015
mercredi 7 janvier 2015
Attaque de Charlie Hebdo: Vidéo des assaillants en action
Dans cette vidéo choquante, les terroristes tirent sur les policiers et en blessent un. L'un d'eux se rapproche et l'abat froidement avant de continuer son chemin.
PS: l'image du policier a été flouée pour éviter de heurter les sensibilités.
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