En ce samedi à 18 heures, passées, le parcours sportif
de la corniche ouest est l’un des endroits
les plus courus de Dakar. Situé derrière l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, à quelques pas de la Place du Souvenir, ce haut lieu du sport ne
désemplit pas. Malgré un froid glacial, ils sont des centaines à prendre
d’assaut cet endroit pour s’adonner à la pratique du sport. La brise est
parfaite pour faire du sport. C’est le cadre idéal, lance Papiss qui vient
régulièrement courir sur la corniche. L’endroit grouille de monde. Chacun
occupé à faire ses exercices.
Quelques mètres plus loin, se trouvent les nouvelles
installations offertes par la Ville de Dakar, en collaboration avec une
entreprise de boissons. Vélos, barres fixes et autres altères s’y côtoient. Ici,
hommes et femmes se relaient sur les différentes installations. Des hommes en
quête de muscles comme Moussa Sène. Muscles saillants, visage balafré, il ressemble
vaguement aux lutteurs du dimanche.
Un peu plus loin, dans un cadre bien clôturé, des
jeunes jouent au foot. A côté, un espace a été aménagé pour les enfants.
Toboggans, trampolines et autres jeux sont à la disposition des enfants. Les
parents s’en donnent à cœur joie car ils peuvent profiter d’un peu de temps
libre.
L’endroit devient de moins en moins animé. Seuls les
habitués sont encore sur les lieux. Le froid a, semble-t-il, eu raison d’eux.
C’est dans ce calme apparent que nous rencontrons M. Mbengue. Son habillement
est la première chose qui attire. Il porte un blouson gris floqué du logo de
l’Association des membres du parcours sportif de la corniche. Il nous demande
deux minutes pour sacrifier à la prière du crépuscule à l’espace emménagé à cet
effet. Après quelques minutes d’attente, ce haut cadre de société nous revient. Le
rire facile et gesticulant à souhait, M. Mbengue nous dit qu’il fréquente le
parcours depuis 1986. « J’étais encore étudiant à la faculté de
Lettres et Sciences Humaines quand je venais ici tous les après-midi pour faire
du sport ». Se décrivant comme un sportif, notre interlocuteur nous dit
que maintenant, par manque de temps, il ne vient que pendant le week-end. « Je
ne suis pas prêt d’abandonner cet air pur venant de la mer, cette brise marine.
En plus, les nouvelles installations sont attrayantes et efficaces. On ne
connaissait pas ça nous ». Il termine enfin en déplorant le manque de
surveillant et de moniteur attitré sur place : « Il est vrai que
le matériel et beau et haut de gamme mais il n y a personne pour y veiller.
Certains matériels sont déjà en train de se dégrader ».
Cette dernière interpellation trouve toute sa place
car un endroit aussi prisé avec de très belles installations mérite un peu plus
d’attention. La ville de Dakar gagnerait à mettre des agents sur place pour
veiller à l’utilisation normale du matériel mais aussi, à la quiétude des lieux
car, on y retrouve quelques vagabonds et bandits prompts à commettre des
larcins.

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